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Assevillers

La mémoire de la commune

Assevillers [asvile] est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Au fil de l’histoire

La présence d'un polissoir datant de l'époque néolithique, sur le territoire de la commune prouve une occupation humaine en ces lieux dès la préhistoire.

Il n'y a pas trace de présence d'un habitat gallo-romain sur le territoire de l'actuel Assevillers.

1214, première mention du lieu nommé Assa villa (Assevillers) appartenant à Simon de Moreuil. Jusqu'au XVe siècle, Assevillers n'a été qu'un hameau, qui se développa à la fin du Moyen Âge, dépendant de la paroisse voisine de Fay.

Au XVe siècle, Assevillers était la possession de la famille de Caulaincourt et de la famille d'Ailly. Le 16 juin 1409, Colard d'Ailly reconnut, dans un aveu, tenir du roi un fief à Assevillers.

En 1528, Lancelot de Chambly possédait un fief à Assevillers, relevant de la seigneurie de Villers-Carbonnel.

En 1576, un d'Assevillers fut signataire de la Ligue de même qu'un Tassart-Assevillers. Cependant, en 1577, la seigneurie d'Assevillers était la possession de la famille d'Amerval. En 1574, Marie-Louise d'Amerval épousa Oudard de Mailly-Couronnel et la seigneurie d'Assevillers resta dans cette famille jusque 1789.

La commune d'Assevillers a été au cœur de la Première Guerre mondiale. Elle fut occupée dès le mois d'août 1914 par l'armée allemande.

Elle fut pratiquement entièrement détruite en juin-juillet 1916, durant la bataille de la Somme. Lors cette bataille, plusieurs millions d'obus ont été tirés en direction des tranchées allemandes. C'est ainsi que l'église d'Assevillers, qui représentait un point d'observation pour l'armée allemande, a été détruite par l'artillerie franco-britannique. Elle fut définitivement libérée le 28 août 1918 par l'armée australienne La commune est l'une des 338 qui établirent un plan de reconstruction prescrit par la loi du 14 mars et du 17 avril 1919.

Lors de la bataille de France, de 1940, Assevillers fut occupée par l'armée allemande le 19 mai. Le village avait été évacué le 17, par ordre de la préfecture de la Somme. Le 26 mai, le 1er bataillon du 41e régiment d'infanterie français déclencha une attaque pour reprendre le village. Le bilan fut très lourd pour l'armée française qui ne put reprendre le village, 50 morts et 75 blessés. Le 5 juin, les chars allemands concentrés entre Barleux et Assevillers attaquaient l'armée française.

Les origines du nom

Le nom de la localité est attesté sous les formes Assa villa en 1214, Assevilliers en 1415 et en 1429.

Asvilé en picard.

Plusieurs hypothèses ont été émise quant à l'origine du nom Assevillers : Assa villa signifierait soit « village brûlé », soit « lieu exposé aux rayons du soleil », soit « lieu où les habitants façonnent le bois de la forêt voisine ».

Le nom Assevillers est très certainement de formation germano-romane. Villers proviendrait du latin villare (de villa, domaine agricole) signifiant partie de la villa démembrée pour former un nouveau domaine. Asson dériverait d'un anthroponyme d'origine germanique, celui du premier propriétaire de ce nouveau domaine, selon toute vraisemblance.

Un patrimoine à découvrir

Polissoir dit « Grès de Saint-Martin », du Néolithique, bloc de grès gris de 2,50 m de long sur 1,20 m de large environ, initialement implanté à 1,5 km au nord du village, dans la plaine de la Croix de Saint-Martin, et désormais déplacé à côté de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption.

Ensemble mairie-église labelisé « Patrimoine du xxe siècle » par le ministère de la Culture en 2005. Cet édifice, conçu par l'architecte Louis Duthoit, a été inauguré en 1929. L'ancienne église a été totalement détruite durant l'offensive franco-britannique lors de la bataille de la Somme, fin juin 1916.

Oratoire Notre-Dame-de-Lourdes, en forme de triangle. Une chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours avait été construite en 1834 puis détruite pendant la guerre.

Le Cimetière militaire britannique d'Assevillers (Assevillers New British Cemetery) contient un peu plus de 800 soldats dont 482 identifiés.

L'aire d'Assevillers, l'une des plus grandes aires d'autoroute d'Europe, abrite une dizaine d'enseignes dont plusieurs hôtels. Elle s'étale des deux côtés de l'autoroute. Une passerelle permet de passer d'un côté à l'autre .

Des vies liées à la commune

Cecil Healy, médaillé olympique de natation aux jeux de Stockholm en 1912, sous-lieutenant au 19e bataillon australien d'infanterie tué le 29 août 1918 à l'âge de 34 ans lors de la bataille du Mont Saint-Quentin, inhumé au « Assevillers New British Cemetery ».

Le paysage et le village

Assevillers est un village picard du Vermandois et de la région naturelle du Santerre.

À vol d'oiseau, la localité est située à 8 km au sud-ouest de Péronne, 9 km au nord de Chaulnes, 10 km au sud-est de Bray-sur-Somme, 18 km au sud-est d'Albert, 33 km à l'ouest de Saint-Quentin, 39 km à l'est d'Amiens et à 44 km au sud d'Arras.

Les communes limitrophes sont .

Le limon argilo-siliceux prédomine au niveau de la consistance du sol. Le sous-sol est composé de potasse et d'acide phosphatique.

Le relief de la commune est celui du plateau du Santerre. Le terrain est particulièrement plat mais présente de petits vallons vers Flaucourt, Estrées-Deniécourt et Fay.

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau.

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